Rêveries et LangueursBelle, mon labrador
La première fois que nos regards se sont croisés tu avais 3 mois; un bébé tout dodu, une petite peluche qui est venu "renifler" cette étrange bête que j'étais. Dois-je t'avouer que je voulais un mâle ? Mais tu sortais du lot, toute ronde et curieuse. Coup de foudre? Oui, ma Belle.
Je t'ai cachée dans un sac de voyage et suis arrivée à la maison en disant aux enfants que j'avais une surprise.
Au début, tu n'as vu que 3 paires de jambes et entendu ces bêtes qui faisaient un bruit assourdissant. Ensuite, leurs museaux sont venus se frotter au tien... quelle drôle d'odeur ! Et puis ces pattes... toutes ces pattes qui caressaient ton poil.. pas désagréable . Ces bêtes avaient 4 pattes... mais ne marchaient qu'avec 2. A quoi ça sert 4 pattes si seulement 2 servent? Tu as vite compris que 2 de ces pattes servaient à te caresser, te servir tes gamelles, te soigner, te protèger.
Tu as été une chienne exemplaire; tu aimais servir de facteur, tu remontais le courrier serré dans ta gueule et le déposais sans qu'on te l'ait appris sur le paillasson. Tu nous jetais un regard plein de fierté et quémandais une caresse bien méritée.
Tu nous as offert tout ton amour, toute ta fidélité, toute ta disponibilté. Tu as été un beau cadeau dans notre vie d'humain.
Tu nous régalais lors de tes baignades. Il suffisait que tu sentes un étang, une rivière ou la mer pour être folle de joie. L'eau, c'était ton élément, j'ai envie de dire ton bonheur. Même vieillissante, tes douleurs semblaient disparaître au contact de cet élément. Tu étais inépuisable; combien d'étangs as-tu nettoyés de ces vieux troncs flottants, de ces algues et autres "trésors à tes yeux?
Mais tout cela ne te suffisait pas... il fallait que nous cherchions "le bâton", pas n'importe lequel, tu avais tes préférences et en dédaignais de nombreux. Et commençait alors l'interminable jeu du "lancer-chercher". Mais ton bonheur suffisait au notre.
Tu ne nous offres en cadeau que de tendres souvenirs; ces larmes que tu venais lécher lorsque j'étais triste, ces petites plaies que tu voulais "soigner" en les léchant, ces câlins que tu donnais à profusion aux enfants, à moi.... et à toute autre personne étrangère à la famille... Tu étais tout sauf un chien de garde, tu aimais trop la compagnie pour te payer le luxe d'être méchante.
Je pourrais écrire des pages de tous ces doux souvenirs.
L'émotion me serre la gorge. Tu es partie hier rejoindre le paradis des chiens; pour une fois, j'ai envie de croire qu'il existe un paradis.. tu vois ce que tu as fait de moi !
Tu me manques douloureusement ma Belle. Certains trouveront cette peine déplacée parce qu'ils ignorent la dose de bonheur que ces 12 années de partage m'ont procurée.
Au revoir Bébé chien
08/02/2007
Article ajouté le 2007-08-17 , consulté 84 fois Commentairesmex le 01/12/2007 à 12:05:04je sais aussi la place que prend un animal dans notre coeur... mon premier chien était un berger allemand, une femelle adorable que je 'pleure' en regardant sa photo poster sur un mur de ma maison... elle avait 13 ans quand elle est 'partie' et ce fut 13 années d'un bonheur intense... Sandy site : http://mark-storm.over-blog.com/ | le 17/10/2007 à 07:18:18 Le pont de l'Arc-en-Ciel : (texte sur un site SPA) "Juste à l'entrée du paradis se trouve un endroit appelé "Pont de l’Arc-en-ciel". Ce Pont relie le Paradis à la Terre. Il est ainsi dénommé à cause de ses multiples couleurs. Quand un animal qui a été particulièrement aimé meurt, il traverse le "pont de l'Arc-en-ciel". Il y a là des prairies et des collines pour tous nos amis où ils peuvent courir et jouer ensemble. Il y a abondance de nourriture, d'eau et de soleil et nos amis ont chaud et sont parfaitement bien. Tous les animaux qui ont été malades et vieux, retrouvent la santé et la jeunesse. Ceux qui ont été blessés ou mutilés sont à nouveau sains et forts, tels que nous nous souvenons d'eux dans nos rêves. Il n'y a qu'une seule chose qui manque. Ils ne sont pas avec la personne qui les a aimés sur terre. Donc, chaque jour, ils courent et jouent jusqu'à ce que vienne le jour où l'un d'eux cesse soudainement de jouer et regarde le ciel ! Alors, le nez remue ! Les oreilles se lèvent ! On vous a vu et cet être s'éloigne soudainement du groupe ! Vous le prenez dans vos bras et vous l'étreignez. On vous lèche la figure, encore et encore... Puis ensemble, vous traversez le pont Arc-en-ciel, pour ne plus jamais être séparés." LiensVoir les articles de la catégorie " Mes Poèmes, Nouvelles, textes érotiques "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |